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Revue Du Crieur

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Sommaire

Numéro Revue Du Crieur
Ce que lisent, écoutent et collectionnent Les grands patrons

En quête de la culture du CAC 40

Par Laura Raim

Les patrons français ont toujours affiché avec la culture, dans une classique stratégie de distinction, des liens de connivence. Mais ce qui distingue aujourd’hui les élites est désormais moins un répertoire classique que la capacité à tout assimiler, aussi bien la culture populaire que la culture savante, en naviguant de l’une à l’autre. Le hip-hop et l’opéra. Le rock et le baroque. Les séries tv et les sérigraphies. Comment concilier, avec aisance, cette exigence d’éclectisme avec des fonctions de direction ? Par exemple en délaissant des formes culturelles légitimes – comme la lecture –, trop exigeantes et gourmandes en temps, au profit d’un art contemporain « pratiqué » et collectionné par les grands patrons avec d’autant plus d’avidité qu’il offre un rapport investissement/bénéfices sans équivalent.

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L'ère de la postdémocratie ?

Démocratiser la démocratie ou céder aux tentations autoritaires

Par Yves Sintomer

Vivons-nous dans une «postdémocratie» où l’invasion des intéréts et des normes privés au cœur des appareils d’état transforme ces derniers en simple façade institutionnelle ? Réinventer la démocratie est d’autant plus urgent que les tentations autoritaires, notamment en France, se font plus vives.

Les secrets inavoués du journalisme culturel

Quand la presse, la culture et la communication font ménage à trois

Par Dan Israel

Tout «bon» journaliste est censé maintenir avec le domaine qu’il couvre une distance critique suffisante, ni trop près ni trop loin. Mais cette règle est souvent bafouée, au prétexte qu’il faut être au plus proche de ses sources pour obtenir une information fiable. Et lorsque frappent les difficultés financières et les coupes budgétaires, les entorses se multiplient. Si aucune branche du journalisme n’est épargnée par cette forme de corruption morale que sont la connivence ou le clientélisme, le domaine culturel, relativement déconsidéré au sein des rédactions, en souffre au premier chef. Pour remplir les pages culture, on hésite de moins en moins à accepter les largesses des institutions culturelles : voyages de presse, «partenariats» discrets et publi-information camouflée sont présentés aujourd’hui comme les conditions nécessaires à l’existence même de ces pages... Dont l’intérêt décroît en proportion.

Touche pas à ma musique !

Par Richard Mèmeteau

L’ « appropriation culturelle » est une notion inventée dans les années 1990 pour caractériser l’usage irrespectueux des cultures autochtones par les Blancs en Amérique du Nord. Elle a resurgi récemment dans la pop culture mondialisée, où tout s’hybride pourtant en permanence.

L'insurrection qui revient

Les influences visibles du Comité invisible

Par Ugo Palheta

Depuis une quinzaine d’années, la france a vu se développer un courant qualifié d’«autonome», dont les écrits de Tiqqun et du Comité invisible sont emblématiques. Ils ont marqué de leur empreinte toute une série de luttes, du mouvement anti-CPE aux combats contre l’enfermement des sans-papiers, des dénonciations des bavures policières à l’opposition aux «grands projets inutiles». Ils jouent dans les mouvements sociaux actuels un rôle important et se diffusent au-delà des cercles de la gauche radicale, où l’on est de moins en moins enclin à les traiter par l’ignorance ou le mépris. Le climat de défiance envers la politique politicienne est propice à la réception de cette «antipolitique», ni anarchiste ni libertaire, qui refuse aussi bien l’organisation en parti que la question stratégique de la «transition», et renouvelle le lexique et l’imaginaire de la contestation.

Beaufort

West

L’idée d’une prison perdue en plein milieu de l’autoroute la plus fréquentée d’Afrique du Sud est si incongrue qu’on ne sait pas s’il faut la trouver drôle, tragique ou folle. Entre bidonvilles, décharges et enclaves, portrait des oubliés de l’Afrique du Sud post-Apartheid.

Le pouvoir de nommer comme seule politique

Enquête sur la déréliction de l'État culturel

Par Joseph Confavreux et Aurore Gorius

Dès l’Ancien Régime, le pouvoir politique en France célébrait avec la culture des noces singulières. En s’en faisant le plus ardent défenseur, il en accaparait la plus-value symbolique. Cette «tradition» s’est poursuivie sous l’ére républicaine, dans une sorte de geste monarchique émaillée de quelques inflexions majeures : la création du ministère de la culture par Malraux, puis l’obtention, vingt ans plus tard, par Jack Lang d’un budget et d’une puissance renouvelés. Mais un fait passé plus inaperçu a joué dans cette histoire un rôle non négligeable : l’extension par François Mitterrand, en 1985, du pouvoir de nommer les responsables des grandes institutions culturelles. Tant que la politique culturelle était animée par un souffle et un horizon, ce décret n’a pas semblé devoir être remis en cause. Mais aujourd’hui, alors que le ministère de la culture devient une coquille vide, ce pouvoir de nomination apparaît comme le reliquat d’un autre âge, l’outil d’un népotisme creux et le symbole de la réduction de la politique culturelle à une gouvernance sans projet.

Les étudiants contre les statues de l'Empire

Rhodes must fall, le mouvement sud-africain qui veut décoloniser les campus

Par Isabelle Mayault

La droite extrême à l'assaut du livre

Par Ellen Salvi

On pouvait penser le monde feutré de l’édition protégé de la droite extrême, mais ses thèmes de prédilection – le «déclin français», la «menace migratoire» ou le «danger de l’islam»– se sont emparés des livres. Non seulement chez des petits éditeurs engagés dans la droite radicale, qui font florès, mais au cœur même des grandes maisons, sans attaches idéologiques particulières, qui n’ont plus de scrupule à faire paraître ce qui serait, il y a peu, resté confiné dans leurs marges. Ce glissement généralisé trouve sa source dans un phénomène qui n’a fait qu’empirer depuis deux décennies : la concentration capitalistique et l’abandon des postes clés de l’édition à des gestionnaires, que la recherche de profit pousse à publier des auteurs identitaires et réactionnaires – comme Laurent Obertone, Eric Zemmour, Robert Ménard ou Richard Millet –, en flattant l’air du temps pour accéder au classement des meilleures ventes.

Le Kurdistan, nouvelle utopie

Un nouveau Chiapas au Moyen-Orient ?

Par Mathieu Léonard

Dans le chaos moyen-oriental, une lueur d’espoir aux accents libertaires attire les regards des intellectuels de la gauche radicale internationale. Utopie en actes ou simple tournant idéologique de leaders kurdes passés du marxisme- léninisme au municipalisme libertaire ?

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Notre inconscient numérique

Comment les infrastructures du Web transforment nos esprits

Par Yves Citton

Un courant intellectuel récent, consacré à l’« archéologie des infrastructures », a mis au jour la matérialité de notre environnement électronique : câbles sous-marins, terres rares, minerais, data centers, etc., sont nécessaires au bon fonctionnement de l’économie du web. Bien loin de la dématérialisation longtemps vantée par les apôtres du progrès numérique, cette économie repose en outre sur des modèles formels anciens et centralisés (réseaux d’égouts, de chemin de fer...). Non seulement son impact écologique est désastreux – consommant davantage d’énergie que l’ensemble du secteur de l’aviation –, mais elle renforce de plus en plus, notamment au travers de ce qu’on appelle le cloud (le stockage à distance des données), une logique de dépossession des utilisateurs: les tablettes, ordinateurs et autres smartphones s’apparentent de plus en plus à de simples terminaux. Surtout, les «infrastructures numériques» – les logiciels, les systèmes d’exploitation, les codes – transforment en profondeur nos subjectivités en se substituant à notre inconscient...

les auteurs du crieur 04

Yves Citton - Professeur
Joseph Confavreux - Journaliste
Aurore Gorius - Journaliste
Dan Israel - Journaliste
Mathieu Léonard - Journaliste
Isabelle Mayault - Journaliste
Richard Mèmeteau - Professeur
Ugo Palheta - Sociologue
Laura Raim - Journaliste
Ellen Salvi - Journaliste
Yves Sintomer - Professeur
Mikhael Subotzky - Artiste
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Les Archives

Revue du crieur numero 3

03

Février 2016

  • Les principaux auteurs
  • Myriam Benraad
  • Jean-Pierre Filiu
  • David Servenay
  • Leyla Dahkli
  • Daniel Garcia
  • ...
Revue du crieur numero 2

02

Octobre 2015

  • Les principaux auteurs
  • Philippe Bihouix
  • Joseph Confavreux
  • François Cusset
  • Oulimata Gueye
  • Ludovic Lamant
  • ...

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